Il s'agit d'une approche à la fois prudente et équilibrée de la prise en compte du risque : la prudence implique un calibrage du SCR (Solvency Capital Requirement) au seuil de confiance à 99,5 %, tandis que l'équilibre implique la neutralité globale des capitaux. Ces exigences entraîneront une hausse du SCR pour certaines entreprises et une baisse pour d'autres.
Au stade actuel d'élaboration de Solvabilité II, nous disposons de quelques constats individuels mais pas d'un constat au niveau du marché français ou européen car nous n'avons pas encore de résultats agrégés. Mais on entend des bruits, çà et là, qui donnent l'impression que les résultats sont plus favorables que ceux que nous pouvions anticiper il y a neuf mois, avant les modifications introduites par la Commission dans la formule standard du QIS5.
Tout d'abord, la directive Solvabilité II s'inscrit dans la construction du marché de l'assurance, du marché unique. En cela, elle apporte incontestablement un certain nombre d'aspects positifs. D'abord, parce qu'elle retient une approche économique du risque, ce qui constitue une avancée indéniable par rapport au cadre actuel. Deuxièmement, parce qu'elle met la gestion des risques au c??ur du pilotage des entreprises d'assurances. Enfin, parce qu'elle s'est inscrite dans une démarche active de relation avec la profession. Je pense qu'il y a eu un travail important d'échanges entre la profession, la Commission et le CEIOPS qui a été bénéfique.
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3 décembre 2020
Hôtel Salomon de Rothschild - Paris 8e

Les investisseurs institutionnels à l’épreuve de la crise !