Pour la neuvième édition de l'enquête annuelle de bfinance sur les appels d'offres en sélection de gérants, Emmanuel Léchère, responsable du Market Intelligence Group, le programme de réflexion stratégique du cabinet de conseil à destination de la communauté financière, revient sur les enseignements de l'année 2011.
Regardant le déluge d'argent qu'il va falloir pour renflouer les pays du Sud de la zone euro, Gideon Rachman (du Financial Times) écrit qu'il se sent « étrangement autrichien » (école de pensée économique du début du XXe siècle qui rejette assez largement les interventions de l'État et dont le représentant le plus connu est Friedrich Hayek, NDLR). J'avoue ressentir la même chose en observant les banques.
Le 12 septembre 2011, la publication du rapport Vickers en Grande Bretagne relance le débat sur la séparation des activités de Banque de Détail et de Banque de Financement et d'Investissement.
Les crises coûtent trop cher aux entreprises pour être gaspillées. Elles doivent être l'occasion de ruptures managériale ou stratégique, et de refocalisation vers les objectifs prioritaires à ne pas rater. Ainsi, la crise financière liée aux subprimes, qui pèse si lourdement sur l'accès au financement externe des entreprises, remet en lumière le rôle essentiel du directeur financier.
L'accord européen constitue une avancée , mais il est difficile d'envisager les conséquences des décisions annoncées tant elles sont complexes. Ce qui n'est pas dans l'accord est plus important que ce qui s'y trouve,a expliqué Xavier Timbau, directeur du département analyse et prévision OFCE dans le cadre de l'émission L'économie en question sur France Culture.
L'année 2011 a été particulièrement riche pour la régulation financière européenne. Au rythme « naturel »
de révision de certaines directives est venu en effet se superposer l'agenda issu de la crise financière,
largement impulsé par les décisions politiques du G20.
Il y a dans la finance, comme dans la haute couture, des modes et des saisons. La pression subie par les investisseurs pour s'y conformer est grande. C'est ce que les financiers que nous sommes appellent le benchmarking. C'est donc sans grande surprise qu'aujourd'hui, un peu plus de 3 ans après le début d'une crise majeure de l'industrie financière, il est de bon ton d'aborder la gestion des risques simultanément aux problématiques d'allocation d'actifs.
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3 décembre 2020
Hôtel Salomon de Rothschild - Paris 8e

Les investisseurs institutionnels à l’épreuve de la crise !