Les arbitrages gouvernementaux (mais le mot acharnement conviendrait peut-être mieux) sur les désignations suscitent beaucoup d'animosité dans un champ que certains avaient hâtivement cru sanctuarisé en juin par le Conseil Constitutionnel. Plus que jamais, cet acharnement souligne tout l'enjeu, pour le paysage de la protection sociale française, du paritarisme de gestion. Tout l'enjeu, mais aussi tout le prix que l'économie française lui paie aujourd'hui.
L'Office national des forêts (ONF) gère un quart de la superficie des forêts en France (forêts domaniales et communales). L'office vit de ses recettes qui proviennent pour un tiers de la vente de bois (avec une part de marché de 40% en France), pour un quart du travail en forêts (activité soumise à appel d'offres) et pour le reste, de la « garderie » des forêts des communes mais aussi, dans une moindre mesure, de la vente des produits de la chasse et de la pêche.
Les nouveaux ratios prudentiels changent la donne en termes d'investissement immobilier. Si les banques sont de moins en moins enclines à porter des prêts sur leur bilan, d'autres acteurs en profitent pour intégrer la dette à leurs actifs : les compagnies d'assurance. Le code des assurances a même été modifié, en juillet dernier, pour permettre à ces dernières d'investir dans des sociétés industrielles non cotées, sans passer par un organisme de titrisation, sous certaines conditions.
« Nous gérons un portefeuille de 4 milliards d'euros d'encours dont 1,5 milliard en unités de compte et 2,5 milliards pour le fonds en euro », déclare Bertrand Hau, directeur général adjoint et directeur financier d'Ageas France. Le portefeuille du fonds en euros comprend 82% de produits de taux dont 51,5% d'obligations corporate et 47% d'emprunts d'Etat, essentiellement exposées à la zone euro, mais aussi une part réduite (1,5%) d'obligations convertibles.
Le Groupe Prévoir qui réunit une société holding et deux compagnies d'assurances (Prévoir Vie et Prévoir Risques divers), gère au tonal 3,5 milliards d'euros d'actifs mobiliers et immobiliers.
« Nous avons 75 milliards d'euros d'actifs sous gestion répartis dans deux principaux portefeuilles : le portefeuille Vie (fonds général) de 40 milliards d'euros et le portefeuille IARD (fonds général) de 13 milliards d'euros, le reste étant constitué d'une quarantaine de cantons de différentes tailles (50 millions d'euros à 6 milliards d'euros d'encours environ), avec pour chacun sa propre allocation stratégique », indique Vincent Falantin, directeur de la stratégie d'investissement d'Allianz France.
« Nous gérons 246 millions d'euros d'encours, déclare Benoît Briatte, Président de la Mutuelle Générale de la Police (MGP). Notre portefeuille se divise en deux poches : une poche dédiée à l'immobilier et une poche dédiée aux valeurs mobilières ».
Directeur général adjoint de CM-CIC Epargne Salariale, Guy Bonnet fait un état des lieux de l'épargne salariale en France. Sur ce marché concentré, les sociétés de gestion multiplient les offres de produits et technologiques. Grâce à cela, les salariés sont aujourd'hui équipés comme des gestionnaires de patrimoine. Il estime que ces investissements ne sont pas vains dans un monde qui bouge. Il n'écarte pas l'idée que l'épargne salariale évolue plus vers la préparation de la retraite.

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