Depuis la récupération intégrale de sa dotation en 2015, la Fondation Daniel et Nina Carasso s'efforce de donner un sens à ses investissements. Visant 70% de placements responsables, la fondation se donne aussi pour objectif de consacrer 15% de son portefeuille à l'impact investing au sens large du terme. Pour ce faire, elle puisera notamment dans sa poche d'actifs alternatifs, qui devrait monter à 15% des encours gérés à horizon 2023.
Oddo BHF Private Equity gère désormais 1,9 milliard d’euros d’actifs. Gilles Michat, son directeur général, souligne l’intérêt, pour un investisseur institutionnel, de diversifier sa poche « private equity » composée essentiellement d’émissions primaires avec des portefeuilles secondaires. Il constate en outre une progression de la gestion ESG principalement sur le marché primaire.
Si les obligations pèsent aujourd'hui pour 80% du portefeuille d'Optimum Vie (fonds euros), la compagnie est actuellement en pleine réflexion pour augmenter sa part d'actifs alternatifs. L'institution, qui s'est récemment ouverte à l'immobilier "papier", souhaite pour ce faire s'ouvrir plus largement au private equity et à la dette privée. A terme, ces actifs devraient représenter 5% du portefeuille.
Instit Invest présente pour la première fois le Top15 des plus grands investisseurs institutionnels français en termes d'encours sous gestion. Il sont classés en fonction de leurs portefeuilles de placements, qui excluent les actifs en représentation de contrats en unités de compte, au 31 décembre 2017. Donnés en valeur de marché, ils excluent aussi les encours des filiales étrangères de ces grands groupes afin de présenter au mieux les acteurs opérant sur la France.
Intégré au groupe Allianz depuis avril 2018, l'assureur-crédit Euler Hermes confie une grande partie de sa gestion financière aux sociétés de gestion filiales du groupe. Pour l'année à venir, les équipes d'investissement s'attacheront à appréhender les nouvelles normes comptables, mais aussi à poursuivre une diversification menée sur les actifs réels, en particulier sur l'immobilier.
Plus que centenaire, le groupe public Retraites Populaires gère des portefeuilles d'assurance et de prévoyance pour compte propre, mais également pour le compte d'institutions de prévoyance dans le cadre de mandats. Contrairement à nombre d'institutions suisses, elle est déjà bien investie en actifs alternatifs et ne souhaite pas renforcer cette poche. Ses projets concernent plutôt l'ISR.
Pour sécuriser le financement du traitement de certains déchets radioactifs, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a constitué un fonds de 55 millions d’euros. Une taille modeste à côté de celui d'EDF qui sert au démantèlement des centrales nucléaires et qui se chiffre à plus de 20 milliards d’euros. Mais l’Andra est face à la même problématique : sécuriser le financement d’une activité pour des siècles à venir.
Confrontée à une forte diminution du nombre de ses affiliés, la Mutuelle des Clercs et Employés de Notaire doit réaliser des plus-values pour combler le déficit technique qui en découle. Un travail important a été mené ces dernières années sur la gestion d'actifs, notamment pour se constituer un fonds dédié avec une forte composante en actions et fonds alternatifs. Les projets nouveaux d'investissements sont pour le moment gelés.
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