Il y a eu les emprunts Pinay,Giscard et quelques autres. Avant la déréglementation des marchés financiers, avant l'envolée de la dette, les Etats demandaient à leurs citoyens de prêter de l'argent avec à la clef quelques avantages sous forme d'indexation ou de réductions d'impôts. Ces emprunts peuvent coûter très chers à l'Etat en particulier pour ceux qui prévoyaient une indexation à l'or...
En matière de retraite, les Français font toujours plutôt confiance au système public par répartition, ce qui explique sans doute pourquoi ils semblent peu anticiper son nécessaire accompagnement financier et retardent le moment de la préparer voire même hésitent à le faire. C'est l'un des enseignements tirés de l'étude européenne sur la confiance des investisseurs européens et français menée auprès de 12 000
Européens dans 14 pays par TNS Sofres pour Fidelity.
La nécessité de réduire le ratio dette/PIB au sens de Maastricht conduira les collectivités territoriales à revoir leurs plans de financement à court et moyen termes même si, en stabilisant ce ratio, elles semblent avoir été plus vertueuses que l'État central. Tous les moyens seront bons pour réduire les risques financiers. Il s'agira de transférer le risque, de le réduire, de se donner les moyens de l'accepter et... de prévoir un plan de secours. Après avoir conduit une analyse de l'exposition aux risques financiers, du positionnement sur le marché et de la description des états financiers de la collectivité territoriale, trois types de risques ont été soulignés : risque de liquidité, de taux et de matières premières.
Le Conseil des Gouverneurs de la Banque centrale européenne a laissé inchangé son taux directeur à 1,5% mais annonce des mesures non conventionnelles pour soutenir la liquidité bancaire. Le danger reste en effet que les banques ne se prêtent plus entre elles, pour cause de défiance sur leurs engagements en emprunts d'États risqués (dette grecque, portugaise, espagnole, italienne...).
Pour des raisons autant conjoncturelles que structurelles, cette classe d'actifs a?? part entie??re peut ide?alement repre?senter jusqu'a?? 10% des portefeuilles institutionnels et prive?s. Pour compenser les difficulte?s des classes d'actifs traditionnelles, bien su??r, mais aussi gra??ce aux spe?cificite?s de leurs propres fondamentaux.
Dans son quatre-vingt et unième rapport annuel publié fin juin 2011, la Banque des Règlements Internationaux écrit : « aujourd'hui, avec l'explosion des prix des denrées alimentaires, de l'énergie et des autres produits de base, l'inflation est partout source de préoccupations. Au niveau mondial, l'orientation actuelle des politiques monétaires paraît, de ce fait, incompatible avec la stabilité des prix. »
Benjamin Graham a dit un jour que «l'essence de la gestion de l'investissement est la gestion des risques, et non la gestion des rendements.» Les investisseurs ne peuvent pas «gérer les rendements» car cette notion n'existe pas ; ils peuvent au mieux tenter d'estimer les performances futures. Le risque, en revanche, peut quant à lui être géré.

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