« Nous avons revu notre allocation d'actifs en septembre dernier, déclare François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification à La Banque Postale. A cette occasion, notre établissement a notamment exprimé sa volonté de réduire ses investissements en gestion alternative, en raison de performances parfois décevantes ».
Les professionnels observent depuis quelques mois une tendance nette à la convergence entre l'univers des fonds traditionnels et celui des fonds de gestion alternative. Pour Lyxor, il s'agit d'une tendance de fond, qui s'observe d'ailleurs également en ce qui concerne les ETF et la gestion benchmarkée. De nombreux échanges avec les investisseurs institutionnels alimentent le débat actuel. Jean-Marc Stenger, Directeur des Investissements Alternatifs de Lyxor Asset Management nous explique les différentes raisons qui expliquent cette évolution.
Les arbitrages gouvernementaux (mais le mot acharnement conviendrait peut-être mieux) sur les désignations suscitent beaucoup d'animosité dans un champ que certains avaient hâtivement cru sanctuarisé en juin par le Conseil Constitutionnel. Plus que jamais, cet acharnement souligne tout l'enjeu, pour le paysage de la protection sociale française, du paritarisme de gestion. Tout l'enjeu, mais aussi tout le prix que l'économie française lui paie aujourd'hui.
L'Office national des forêts (ONF) gère un quart de la superficie des forêts en France (forêts domaniales et communales). L'office vit de ses recettes qui proviennent pour un tiers de la vente de bois (avec une part de marché de 40% en France), pour un quart du travail en forêts (activité soumise à appel d'offres) et pour le reste, de la « garderie » des forêts des communes mais aussi, dans une moindre mesure, de la vente des produits de la chasse et de la pêche.
Les nouveaux ratios prudentiels changent la donne en termes d'investissement immobilier. Si les banques sont de moins en moins enclines à porter des prêts sur leur bilan, d'autres acteurs en profitent pour intégrer la dette à leurs actifs : les compagnies d'assurance. Le code des assurances a même été modifié, en juillet dernier, pour permettre à ces dernières d'investir dans des sociétés industrielles non cotées, sans passer par un organisme de titrisation, sous certaines conditions.
« Nous gérons un portefeuille de 4 milliards d'euros d'encours dont 1,5 milliard en unités de compte et 2,5 milliards pour le fonds en euro », déclare Bertrand Hau, directeur général adjoint et directeur financier d'Ageas France. Le portefeuille du fonds en euros comprend 82% de produits de taux dont 51,5% d'obligations corporate et 47% d'emprunts d'Etat, essentiellement exposées à la zone euro, mais aussi une part réduite (1,5%) d'obligations convertibles.
Le Groupe Prévoir qui réunit une société holding et deux compagnies d'assurances (Prévoir Vie et Prévoir Risques divers), gère au tonal 3,5 milliards d'euros d'actifs mobiliers et immobiliers.
« Nous avons 75 milliards d'euros d'actifs sous gestion répartis dans deux principaux portefeuilles : le portefeuille Vie (fonds général) de 40 milliards d'euros et le portefeuille IARD (fonds général) de 13 milliards d'euros, le reste étant constitué d'une quarantaine de cantons de différentes tailles (50 millions d'euros à 6 milliards d'euros d'encours environ), avec pour chacun sa propre allocation stratégique », indique Vincent Falantin, directeur de la stratégie d'investissement d'Allianz France.

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